dimanche 6 février 2011

Dear Julian,



« People get lost when they think of happiness as a destination. We're always thinking that some day we'll be happy. When we'll get that car, or that job, or that person in our lives that will fix everything. But happiness is a mood, not a destination. It's like being tired or hungry, it's not permanent. It comes and goes and that's okay. It's okay to be a little miserable every now and then, even when we have great things in our life. If people thought of it that way, they'd find happiness a lot more often. »
One Tree Hill


But Happiness is a word. Only 8 letters ruling our life. A concept. Can a song make you happy ? Can a guitar riff create an instant moment of happiness ? How can we explain the smile that gets on our face when we see that special person ? Not even talking to her. Just seeing. Briefly. Catching a shadow. 
I try to think that happiness is a mood and not a destination. I'm trying really hard. I swear, Julian. I get that it's okay to feel a little down sometimes. Afterall, you said it : it's not permanent. But then, why do I feel so lost again ? And don't tell me it'll past. It just doesn't. It comes and goes. Again and again. It's a mean circle. I feel like losing things, Julian. Losing some friends. Desperately trying to hold what we have back. Obviously it's not working. Losing my innocence. Losing faith. I used to believe in thing, you know. I used to defend causes, Julian. It seems my world is turning up side down, and I can not move. I sit there, pushed aside, and watching things going by. Motionless. Hopefully, you're somewhere out there, putting things to their places. Right where they belong. You're the guide, Julian. Holding hands. Marching throughout the town. Listening to some shitty songs. Laughing all the way down. Sharing cosy moments. Being part of every little funny situations.Therefore I'm happy.
You're right, Julian. Happiness is a mood not a destination. I can see it pretty clearly now. Well, it's still difficult sometimes. But you're there. Somewhere out there. I know that somewhere in this wild wide universe, someone will always get me. I know it, Julian.
Happiness is my mood, you're the destination.

samedi 8 janvier 2011

Goodnight an another Bad Morning.



Il y a des phases comme ça, où tout s'enchaîne, tout s'enchevêtre, s'emmèle. La désagréable impression de perdre pied, petit à petit, te suit comme une ombre un soir de pluie. Pourtant la nuit ressemble à un refuge onirique, un cocon duveteux dans lequel tout est possible. Tes rêves renferment tes secrets les plus profonds, tes envies les plus absurdes et tes désirs les plus fous : Et tu te retrouves là, arpentant les rues réinventées de Barcelone, stupéfait par l'architecture des batiments. Puis coincé dans un ascenseur avec une conseillère immobilière visiblement en surpoids qui t'explique que la maison à louer est habitée par un homme qui a 3 enfants, dont le fils ainé, que tu connais a perdu sa mère. Pourtant là, c'est toi, qui t'y  perds... Reconcentration. Te voilà à présent dans une cuisine, atablé avec ta mère qui raconte ta vie un peu trop fort, une FormerFriend qui écoute plus votre conversation que la musique projettée dans son casque, et... Ah oui derrière la fenêtre restée ouverte ce fameux fils ainé que tu connais et que tu n'as pas remarqué. Forcément c'est bien évidemment lui le sujet de la conversation... Sans transition te voilà enfermé dans une chambre froide avec cette connaissance... Et là en plein milieu d'une conversation qui s'avère être plus qu'intéressante, c'est avec peine que tu ouvres les yeux à la recherche de ton portable qui sonne pour te signaler qu'il est l'heure de réviser tes bacs blancs. Les sens encore bien embués tu t'interroges sur tes péripéties nocturnes tout en checkant ton cellphone pour voir si Machin a répondu à ton message. Non. Toujours pas. Tantpis... Maintenant c'est la routine qui reprend place. Métro-Boulot-Dodo - le Métro en moins. Encore les mêmes regards blasés, les mêmes sourires figés, les mêmes bises qui claquent machinalement sur tes deux joues. Ah, aujourd'hui des reproches se font sentir... Oh, ils ne sont pas nouveaux, les mêmes qu'avant les vacances. La routine ? Pas vraiment, non... Les gens t'agaçent. Ou serait-ce toi qui les agaçe ?  Profondément tu sens comme un changement qui s'est opéré discrètement en toi. Tu ne ris plus aux blagues puériles de Bidule, son comportement enfantin t'indifère. Tu ne vois plus d'intérêt à cette relation légère. Lycéenne, soit gentille : grandis un peu. Finalement le peu d'air frais t'est insufflé par quelques inconnus, quelques rencontres nouvelles encore pleines de fraîcheur, des êtres qui restent à découvrir...  


Ca a peut-être du bon le changement, mais c'est parfois déroutant.  

jeudi 16 décembre 2010

Introspection.

Approchez. Observons ensemble chaque facette de ma personnalité. Je n'en considérerai que trois : la personne que je voudrais être. Celle que je crois être. Et celle que je suis réellement.
Pour être tout à fait honnête, j'ai parfois l'impression d'être extérieure à moi-même, comme une spectatrice. Je suis là, assise dans un coin, et j'observe. J'observe cette fille un peu gauche, qui manque visiblement de confiance en elle. Une jeune femme qui se cherche, se perd, mais persévère. Celle qui, quand elle croise son reflet dans le miroir, ne se reconnait pas toujours. S'interroge sur l'Etrangère qui la fixe, reproduit ses mouvements, ses gestes, ses mimiques. Cette même demoiselle entourée de ses "amis", qu'une drôle de pensée à effleurer au cours d'une soirée. Celle qui s'est toujours sentie différente, mais qui ne comprends pas pourquoi ? La rêveuse qui se sent exclue... Mais cette exclusion, n'est-ce pas elle qui la crée ? En cherchant à se préserver des autres, du regard des autres, dans son cocon duveteux. L'idéaliste un peu (trop) romantique, qui s'acharne à croire en l'amour, malgrè le regard désabusé qu'elle porte sur le sujet. Bien qu'on ne peut pas dire qu'il y ait beaucoup de vécue.

& Puis il y a celle que je voudrais : cette fille sûre d'elle, un regard mystérieux, perdu dans une épaisse chevelure tantôt ébène, tantôt chatain clair, une allure tantôt Parisienne, arpentant avec classe les grandes avenues luxeuses, tantôt Californienne, surfant sur la vague de sa vie trépidante. Cette nana un peu complexe, qui n'a peur de rien, qui vit à 100 à l'heure, brûle sa vie par les deux bouts mais qui réussit tout ce qu'elle entrepant. Une fille passionnée et passionnante. Une fille libre et indépendante.
Quant à celle que je suis réellement, actuellement je suis incapable de le dire moi-même, et vous ? Comment me voyez-vous ?
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