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lundi 9 juin 2014

[Retour sur la petite blague du weekend] SBTRKT - Temporary View

Vendredi soir, à l'heure de sortie de bureau, SBTRKT lâche Temporary View, en featuring avec Sampha. 

  
Excitation à l'orée du week-end devant ce qui est annoncé comme le deuxième extrait de son futur album (dont la date reste inconnue). Oui mais voilà, si le morceau est très bon, qu'il m'a fait dansé sur ma chaise dès la première écoute et a ambiancé ma soirée de samedi soir, je suis déçue. Pourquoi ? Tout simplement, parce que Temporary View, c'est du réchauffé sorti au bon moment pour rappeler que SBTRKT enchaîne les lives en festivals en ce moment.
Quelques mois auparavant, l'artiste avait sorti l'EP Transititions accompagné de son site psyché. Comme son nom l'indique, l'EP aux morceaux totalement instrumentaux en décalage avec son premier album éponyme, constitue la transition parfaite d'un album à un autre. Il en avait dérouté plus d'uns et on se demandait dans quelle direction allait se tourner la deuxième galette.
Temporary View semble apporter plus de précisions, en rassurer certains aussi. SBTRKT renoue avec les paroles et surtout la voix de Sampha. Il revient aux sonorités tribales et hypnotisantes, bref il ne ressemble en rien à Transitions. Si ce n'est peut-être à un morceau... Resolute, qui figure sur le-dit EP. 

Finalement, la petite blague du week-end, c'est qu'Aaron Jerome s'est bien joué de nous... Et qu'on est tous tombé dans le panneau. Point de nouveau morceau à l'horizon, juste une instru reprise, des paroles posées et l'illusion est faite : une nouvelle track qui affole la blogsphère par son génie.

Le génie de SBTRKT, c'est surtout de savoir faire parler de lui au bon moment. 

mercredi 21 mai 2014

[Morceau Choisi] Sia, Chandelier, 2014

Récemment mes oreilles se sont portées sur le dernier single de Sia, Chandelier qui préfigure la sortie de son album début juin. 


Sia signe donc son grand retour, après s'être faite remarquer sur la scène mainstream à coup de featuring avec David Guetta et Flo Rida. Mais la chanteuse australienne de 38 ans n'en est pas à son coup d'essais puisque 1000 Forms of Fear est déjà son 6e album. 
Ce qui m'a interpellée à l'écoute de Chandelier, c'est la ressemblance avec Diamonds, titre de Rihanna. La ressemblance est particulièrement parlante sur le premier couplet : Rythme chaloupé, phrasé saccadé, voix chaude allant crescendo. J'avoue avoir été déroutée, moi qui est connue Sia à travers ses albums Color the Small One et Some People Have Real Problems, plus pop-folk que Chandelier donc. Musicalement, on est loin du célèbre Breathe Me essoufflé mais poignant, quoique les paroles de Chandelier restent dans la lignée quelque peu torturée. 

Mais pourquoi se tourner vers des sonorités rihannesques alors ? 

A piori Sia et Rihanna ne jouent pas dans la même cours. L'une est une artiste discrète et complète : auteure, compositrice et interprète; l'autre est interprète, et adepte des tabloids. Ce qui les rapproche finalement, c'est bel et bien le titre Diamonds, composé et écrit par... Sia. J'ai presque envie de dire que tout s'explique. 

Chandelier, outre ces quelques similitudes, est un morceau pop plutôt efficace porté par le timbre brisé mais puissant de Sia. La mélodie reste bien en tête, et le clip donne des envies d'envolées contemporaines, mises en valeur par la jeune danseuse Maddie Ziegler. (Personnellement, je trouve le clip assez dérangeant, mais passons...)  

vendredi 16 mai 2014

[Morceau Choisi] Jones & Stephenson, The First Rebirth, 1993

A la demande d'Eloïse, on s'attaque à un classique de la Techno Hardcore : The First Rebirth de Jones & Stephenson.


Si le duo belge est peu prolifique, 4 singles en 20 ans - autant dire que les deux producteurs aiment se faire désirer, The First Rebirth n'en est pas moins considéré comme un classique de la Trance musique. Et pour cause, pendant l'écoute on finit bel et bien en transe. The First Rebirth, comme son nom l'indique, guide l'auditeur dans une état second. Porté par ses oreilles, l'auditeur renaît dans un monde parallèle porté par des samples galactiques et des basses persistantes. En l'espace de 6 minutes, Franky Jones et Alex Stephenson nous guident dans un délire psychédélique qui va crescendo jusqu'à l'extase. Le morceau commence en douceur, le temps d'amadouer les sens, puis peu à peu les basses s'imposent et explosent. Le rythme est frénétique, la cadence folle. Puis viens sonner le drum roll et l'ensemble se calme un peu. Mais attention, ça n'est que pour mieux reprendre notre souffle avant de repartir en trombe dans les profondeurs de la nuit. Le rêve (ou la rave ?) ne fait que commencer, et mieux vaut être endurant... L'auditeur est emporté dans un trip infini qui s'entremêle aux loops du morceau. 
Les plus récalcitrants ne ressortiront pas indemne du bad trip
Les autres... ? Et bien 20 ans après, ils n'ont pas l'air complètement rétablis. Pour preuve l'incalculable nombre de remix, dont l'un signé Modeselektor, que les berlinois ont sorti en 2007. 


The First Rebirth me rappelle un peu ces hallucinations auditives, censées procurer les mêmes effets que la drogue, qu'on se faisait tourner au collège. Pour la #MinuteCulture, c'est basé sur le principe du battement binaural, découvert en 1839 par Heinrich Wilhelm Dove : un son, composé de deux fréquences légèrement différente et diffusé en stéréo, piège le cerveau. 

En bref, c'est séduisant, envoûtant et quelque peu addictif. 

Et comme le Plat Pays regorge d'artistes stupéfiants, je finirai sur un morceau de The Subs auto-proclamés Pope of Dope :  

Ps. Pour la Fête des Mères, comme le dis si bien Jeroen "Vole 20€ à ta mère...
PPS. Si tu aimes The Subs, va donc faire un tour au Social Club le 24 mai.